Accueil » Indra Milo



Indra Milo
www.indramilo.com
www.instagram.com/indramilo

Née en 75
Je pratique la taille directe depuis 12 ans – bois, pierre et granit.
Je tiens au terme de « pratique » car il me semble bien ouvrir sur la richesse de la taille directe, dans l’esprit, le geste et l’engagement qu’elle suppose.
Un sens presque spirituel: entrer en pratique.
J’ai été élevée en Afrique, au Gabon, où tout est chargé de sens: la forêt, les arbres, même les pierres qui ont leur mot à dire, et jusqu’à certains artefacts. Cette imprégnation fut très probablement essentielle.
Un jour, je rentre en taille directe, en recherche d’une expression où le corps participe pleinement, et aussi d’un abord différent du monde. Alors l’évidence s’impose, j’ai retrouvé mon socle constitutif, le lieu où j’allais me développer, vraiment.


Le champ des possibles

tête floue

Le monde est-il essentiellement flou?
Je crois que toujours, partout, à toutes les échelles, « il y a ».
Qu’il y a une saturation de présences, que l’espace qui nous entoure est cette saturation. Je perçois des présences.
Je ne sais pas en déterminer la nature, mais mon intuition est qu’elles doivent être très changeantes, qu’elles peuvent être subtiles, comme très «épaisses».
Aussi, à l’intérieur de ce que nous identifions comme «forme», je vois un champ de possibles, le monde vivant, toujours en mouvement.
Le flou comme une dynamique du monde.

le chemin des êtres étranges

 

Alors dans ce flou, il y a des compressions de formes, de trajectoires, de frontières, de vitesse, peut-être même une compacité – mais qui ne se laisse pas définir, l’entrelacs infini des fluides.
En sculpture ce que je cherche c’est d’incarner et de révéler ces présences.
Je passe par l’animal, car il y a ce débordement joyeux de la forme animale quand elle se déploie, et que je vis également lorsque je taille le bois.
Et dans le chêne, la rencontre est si vive, et si grave… tellement animale.

 

Indra Milo